Le « New Deal éducatif » de Moustapha Guirassy

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Le métier d’enseigner est celui qui rend tous les autres métiers possibles.

Aussi, notre parti S.U.D, ‘‘Sénégalais Unis pour le Développement’’, avec son mot d’ordre ‘‘Sénégal En Tête’’ (S.E.T !) proposera à nos compatriotes, lors de l’élection présidentielle de février 2019, un projet de transformation socio-politique et économique endogène reposant d’abord sur un New Deal Educatif.

Ce New Deal éducatif consiste à doter tous les enfants du Sénégal de la formation adéquate et suffisante, tant en langues nationales, qu’en français et en arabe le cas échéant, et des compétences qui leur permettront d’exceller dans la nouvelle économie.

Nouvelle économie qui est, et sera, celle des savoirs, des industries créatives et des industries de transformation locale des produits agricoles et des matières premières.

La fameuse comparaison que l’on fait entre la Corée du Sud et le Sénégal, qui en étaient au même niveau de développement en 1960, doit faire constater une chose : c’est d’abord grâce au savoir et à la capitalisation de connaissances, qui lui permettent de concevoir, fabriquer et commercialiser le téléphone Samsung, marque la plus vendue au monde, la marque automobile Hyundai, et autres bateaux, que la Corée du Sud est devenue l’un des dragons asiatiques les plus développés aujourd’hui, avec Singapour, Hong-Kong, Taïwan et aux côtés des tigres asiatiques dont font partie la Malaisie et l’Indonésie.

L’économie d’aujourd’hui et celle de demain, sera donc l’économie du (des) savoirs(s) et du knowledge-management, avant tout. Le véritable pétrole du Sénégal, c’est la matière grise et le savoir inculqué à notre jeunesse.

Aujourd’hui, c’est déjà demain. « Allons donc jusqu’en Chine, pour chercher le savoir ! »

Ce New Deal éducatif que notre parti S.U.D vous propose d’ores et déjà, chers compatriotes, passera par une redéfinition et une revalorisation de la fonction enseignante. Les enseignants représentent l’essentiel des effectifs de la Fonction publique et de ses salaires. Nous ne pouvons pas continuer à faire collectivement l’autruche ! Il faut que les enseignants soient restaurés et sanctuarisés dans la dignité sociale et le bien-être économique auxquels ils ont droit. Sinon, nous aurons toujours droits aux grèves cycliques et mouvements d’humeur perlés qui nous empêchent d’atteindre les quanta horaires nécessaires à une bonne formation de nos chères petites têtes crépues.

Perturbations qui ont impacté tous les régimes politiques que le Sénégal a connu depuis notre indépendance en 1960. Si l’on continue ainsi, nos enfants et nos jeunes se présenteront toujours avec des handicaps avérés à ces examens qui sont des armes de destruction massive de chaque génération de jeunes de 12 ans ou de 18 ans : le CFEEE et le baccalauréat. Examens-couperets, qui laissentt sur le carreau des dizaines de milliers de jeunes à chaque génération, au CM2 ou en classe de Terminale, et qu’il nous faut absolument réformer. En y introduisant une bonne dose de prise en compte des contrôles continus.

Comment parvenir à cet objectif de Fast-Track de la fonction enseignante ?  Une fois aux responsabilités de l’Etat et avec votre confiance, sous l’impulsion du Président Moustapha Guirassy, le parti S.U.D souhaite évaluer très précisément le montant annuel consacré par l’Etat sénégalais à l’éducation (qui se monte à des centaines de milliards), dégager le pourcentage total de ce montant en une fois sur une année-référence, et le loger dans un fonds spécial géré par une Fondation pour l’Education et la Revalorisation de la Fonction Enseignante (FEREFE), qui sera créée.

Cette fondation d’utilité publique utilisera les intérêts générés par ces centaines de milliards, pour avoir une marge de manœuvre lui permettant de négocier, au nom des enseignants et aux meilleures conditions tarifaires, les prestations identifiées comme étant les besoins prioritaires des enseignants :

–      Accès à l’habitat social et à la propriété immobilière pour leurs familles
–      Couverture maladie universelle pour tous les enseignants et les membres de leur famille nucléaire
–      Titres de transport en commun intra et inter-régions à tarifs réduits
–      Camps de vacances pour les enseignants et les enfants d’enseignants
–  Pèlerinage dans les lieux saints (Mecque /Vatican)
– Accès à la formation continue et professionnelle
–      Bourses au mérite et d’excellence accordées pour les études supérieures aux enfants d’enseignants.

La fondation FEREFE concernée négociera avec les prestataires les plus professionnels, pour l’ensemble de ces prestations.

Par ailleurs, au même titre qu’il aide déjà les écoles privées confessionnelles catholiques et protestantes, l’Etat, si la confiance populaire est démocratiquement placée en notre Président Moustapha Guirassy ; l’Etat donc,  mettra au même plan et accordera la même dignité aux écoles dites coraniques.

Comment ? En accompagnant financièrement les daaras et en complétant leurs curricula au-delà de la mémorisation du livre saint, tout en supervisant les enseignants de ces écoles coraniques, afin d’y permettre un cursus qui mènera à l’équivalent du BFEM et du baccalauréat.

Il y aura, ainsi, extension de la subvention de l’Etat aux daaras avec prise en charge de l’internat.  Par ailleurs, pour tous les types d’écoles, nous procéderons à l’introduction de stages obligatoires en entreprise (PME, TPE, GIE) à partir de la classe de seconde

Oui, chers compatriotes, il nous faut résoudre définitivement les questions du statut social de l’enseignant (hébergement, transport, études de leurs enfants, développement professionnel et développement personnel, santé, assurance, etc..) : des modèles performants existent ailleurs, non pas en Occident, mais en Afrique même. Les syndicats doivent aussi accepter que l’on travaille, ensemble, à une meilleure représentativité de leurs organisations : l’Etat du Sénégal ne peut pas continuer à dialoguer avec 50 syndicats d’enseignants.

L’économie des savoirs et du know-how, dont nous voulons favoriser et accompagner l’émergence endogène, passera aussi par la généralisation de l’utilisation des logiciels libres : aussi, la ligne budgétaire de 600 millions de FCFA affectée chaque année au paiement de Microsoft dans le budget de l’Etat du Sénégal sera supprimée et réorientée vers la fondation mise en place. L’Etat et ses démembrements utiliseront donc  les logiciels libres et open source, ce qui permettra aussi de favoriser l’amélioration de ces logiciels par notre jeunesse, qui pourra les coder librement : Linux, Firefox, Open Office, etc.

Enfin,, le parti S.U.D s’attaquera aux puissant lobbies, soutenus par l’étranger,  de l’édition de livres scolaires imprimés. Nous allons, en collaboration avec les enseignants, développer des curricula propre au Sénégal, ainsi que les ressources éducatives afférentes, et mettre cet enseignement en valeur à travers l’intégration des nouvelles technologies dans l’éducation. Nos ouvrages scolaires pourront être digitalisés et rendus disponibles sur plusieurs supports. Nous introduirons l’apprentissage du Codage et du Raisonnement critique et mathématique dès le bas âge,  pour développer le potentiel de nos enfants.

Ces propositions du Président de S.U.D, Moustapha Guirassy, ne surprendront personne : Il est un pionnier de l’ingénierie pédagogique, avec l’Institut Africain de Management de Dakar (IAM), créé en 1996, et qui a essaimé à Ouagadougou, à Tambacounda et à Bamako.

Les deux auteurs de ces lignes, qui mettent en forme cette volonté politique forte du parti S.U.D et de son Président Moustapha Guirassy, sont : pour l’un, un ancien jeune enseignant des collèges dans les années 90 et ancien fonctionnaire de l’Education nationale dont il a démissionné après quatre ans d’exercice, pour raisons de désabusement du fait des revendications corporatistes intempestives de ce corps, qui lui sont apparu bien loin de son idéal de jeunesse. Il est également le neveu utérin d’un ancien directeur de l’école sénégalaise de Banjul, à la retraite, mais resté actif dans le SUDES (Syndicat Unique des Enseignants du Sénégal), seul syndicat enseignant du Sénégal présent de l’élémentaire au supérieur. Et pour ce qui est de l’autre auteure de ces lignes, elle est la représentante, pour l’Afrique francophone, d’une importante multinationale dans la technologie,  qui s’active en Afrique, dans le cadre de sa responsabilité sociale d’entreprise, pour le développement des économies numériques en Afrique.

Ces propositions, chers compatriotes, Sénégalaises, Sénégalais, ne sortent donc pas de notre fertile imagination : elles proviennent d’un benchmarking méthodique des meilleures pratiques dans des pays africains, qui ont aujourd’hui résolu à la fois la question éducative et la question enseignante : Maurice, le Maroc, le Rwanda, le Kenya, l’Ethiopie.

Chers Sénégalais, nous demandons votre confiance et nous solliciterons vos suffrages pour la mettre en œuvre.

Avec un seul mot d’ordre : « Sénégal En Tête » ( SET !), Moustapha Mamba Guirassy, Président de ‘‘Sénégalais Unis pour le Développement’’ (S.U.D), vous propose la voie de la confiance.

Confiance retrouvée. En l’Etat, en nous et en les autres.

Aïssatou Sow Léye est la secrétaire nationale de SUD en charge de l’Économie numérique et de la Transformation digitale
Ousseynou Nar Guèye est le secrétaire national de SUD en charge de la Communication, des Questions éducatives et de la Coopération africaine

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